DPE à Sainte-Thérèse, Saint-Brieuc : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Sainte-Thérèse, l’analyse de 1 175 DPE décrit un parc majoritairement composé d’appartements et de logements construits avant 1975. Les résultats montrent une consommation médiane supérieure à celle de Saint-Brieuc, mais un coût énergétique annuel médian estimé inférieur.

DPE à Sainte-Thérèse, Saint-Brieuc : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Saint-Brieuc

1 175 DPE pour observer le quartier Sainte-Thérèse

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sainte-Thérèse)Part du quartier
A30,3 %
B161,4 %
C30025,5 %
D51643,9 %
E23820,3 %
F746,3 %
G282,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sainte-Thérèse (Saint-Brieuc).

Le dossier énergétique de Sainte-Thérèse repose sur 1 175 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans ce quartier de Saint-Brieuc. Ils appartiennent à un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur ancienneté, leurs étiquettes et plusieurs valeurs médianes. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Il convient donc de lire les résultats comme le portrait du parc observé, et non comme une caractéristique certaine de chaque adresse. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, cette lecture apporte un contexte local utile. Elle ne remplace pas l’examen du DPE du logement concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des tendances présentées ici.

Un bâti surtout antérieur à 1975 et majoritairement collectif

La période de construction dominante à Sainte-Thérèse est celle de 1948 à 1974 : elle représente 47,0 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en constituent 24,3 %, portant la part totale du bâti antérieur à 1975 à 71,3 %. L’ancienneté est donc un élément central du portrait local. Sur le plan des formes d’habitat, les maisons individuelles représentent 19,1 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette prédominance du collectif invite à éviter une lecture du quartier centrée uniquement sur la maison individuelle. Les données fournies ne détaillent ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. L’âge du bâti décrit ainsi un contexte, sans permettre à lui seul d’attribuer une performance énergétique à un logement.

  • 1948-1974 : avec 47,0 % des diagnostics, cette période constitue le principal ensemble de construction observé. Elle donne un repère pour décrire le quartier, mais ne renseigne pas sur l’état actuel de chaque bâtiment.
  • Avant 1948 : la part atteint 24,3 % à Sainte-Thérèse, contre 22,8 % dans Saint-Brieuc. Le bâti le plus ancien est donc légèrement plus présent dans l’échantillon du quartier.
  • Maisons et appartements : les maisons individuelles représentent 19,1 % du parc diagnostiqué. Les appartements constituent le reste, sans précision fournie sur la taille des immeubles ou leur organisation.

L’étiquette D domine, avec 102 logements classés F ou G

La distribution des étiquettes place nettement la classe D au premier rang, avec 516 diagnostics. Elle est suivie de la classe C, qui regroupe 300 diagnostics, puis de la classe E, avec 238 diagnostics. Les extrémités de l’échelle sont moins représentées : 3 logements sont classés A et 16 sont classés B, tandis que 74 relèvent de F et 28 de G. Le profil énergétique de Sainte-Thérèse ne se résume donc pas aux logements les moins performants. Il se caractérise d’abord par la place occupée par D, devant C et E. Cette diversité est importante pour une recherche immobilière : au sein d’un même quartier, l’étiquette du bien reste une information à examiner individuellement, plutôt qu’à déduire de sa localisation ou de son époque de construction.

  • Classes A et B : respectivement 3 et 16 diagnostics. Ces étiquettes sont présentes, mais elles restent peu nombreuses dans la distribution fournie pour Sainte-Thérèse.
  • Classes C, D et E : respectivement 300, 516 et 238 diagnostics. La classe D est la plus fréquente, sans que cette fréquence permette de préjuger du classement d’un bien particulier.
  • Classes F et G : respectivement 74 et 28 diagnostics, soit 102 logements qualifiés de passoires énergétiques dans les données. Leur part atteint 8,7 %, contre 7,7 % dans la ville entière.

La part de passoires énergétiques est ainsi supérieure à la référence municipale : 8,7 % à Sainte-Thérèse, contre 7,7 % à Saint-Brieuc. Ce constat situe le quartier par rapport à la ville sur un indicateur précis, celui des classes F et G. Il ne suffit pas à établir une comparaison complète de toutes les étiquettes, puisque leur distribution municipale n’est pas fournie. Il ne permet pas non plus d’expliquer pourquoi les 102 logements concernés sont classés F ou G. En particulier, les chiffres ne croisent pas l’ancienneté, le type de logement et l’étiquette. On ne peut donc pas affirmer que les maisons seraient moins performantes que les appartements, ni attribuer systématiquement les classements défavorables aux constructions les plus anciennes.

Consommation et coût médian : une comparaison à nuancer

La consommation médiane observée à Sainte-Thérèse est de 206 kWh/m²/an, contre 183 kWh/m²/an à l’échelle de Saint-Brieuc. Sur cet indicateur rapporté à la surface, le quartier présente donc une valeur supérieure à la référence municipale. Le coût énergétique annuel médian estimé suit pourtant une direction différente : il atteint 1 102 € dans le quartier, contre 1 160 € pour la ville. La surface médiane est également plus petite, à 62 m² contre 64 m². Ces résultats doivent être présentés ensemble, sans confondre consommation par mètre carré et montant annuel estimé. Les données disponibles ne permettent pas d’isoler les causes de ces écarts. Elles n’autorisent notamment pas à attribuer le coût médian inférieur à la seule différence de surface, ni à un équipement particulier.

Vendre ou louer : replacer le DPE du bien dans son contexte

Pour vendre à Sainte-Thérèse, ces résultats fournissent une base de présentation factuelle : un logement peut être situé dans un quartier où D est l’étiquette la plus fréquente, avec 516 diagnostics, sans partager ce classement. Le vendeur peut donc distinguer les tendances locales des caractéristiques documentées de son bien. Pour louer, la même prudence s’impose : les 1 102 € de coût énergétique annuel médian estimé ne doivent pas être présentés comme la dépense attendue du futur occupant. Un classement F ou G appelle une lecture attentive du dossier propre au logement, mais les faits fournis ne permettent pas de conclure à sa situation réglementaire. Ils ne permettent pas davantage de chiffrer des travaux, de prévoir une négociation ou d’estimer un effet sur la valeur immobilière.

Questions fréquentes

Quel type de logement domine à Sainte-Thérèse ?

Les appartements dominent dans les diagnostics analysés : les maisons individuelles n’en représentent que 19,1 %. Le bâti est également majoritairement ancien, puisque 71,3 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1975. La période 1948-1974 est la plus représentée, avec 47,0 %. Ces proportions décrivent l’échantillon étudié, pas nécessairement l’intégralité du parc résidentiel du quartier.

Sainte-Thérèse est-il moins performant que Saint-Brieuc ?

Deux indicateurs sont moins favorables : la part de F et G atteint 8,7 %, contre 7,7 % en ville, et la consommation médiane est de 206 kWh/m²/an, contre 183. En revanche, le coût annuel médian estimé est inférieur, à 1 102 € contre 1 160 €. Il faut donc préciser l’indicateur comparé plutôt que porter un jugement global.

Comment utiliser ces chiffres pour une vente ou une location ?

Les 1 175 diagnostics donnent un contexte de quartier, utile pour présenter et comparer les biens avec prudence. L’étiquette, la consommation et le coût estimé du logement concerné restent les informations à examiner. Les données locales ne prouvent ni son état, ni sa dépense future, ni sa situation réglementaire. Elles ne permettent pas non plus de déduire un effet chiffré sur sa valeur.

Sources officielles

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